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Pourquoi vous devez absolument prioriser vos achats dans votre stratégie RSE ?

Aujourd’hui, intégrer des critères de durabilité dans vos choix d’achats n’est plus une option : c’est une nécessité stratégique. Face à l’urgence climatique, au renforcement des exigences réglementaires et à la pression croissante des parties prenantes, les entreprises doivent repenser en profondeur leur manière d’acheter.

Les décisions d’achats structurent votre chaîne de valeur, orientent vos relations fournisseurs, influencent votre exposition aux risques et traduisent concrètement vos engagements. Elles ne relèvent plus uniquement d’une logique budgétaire : elles conditionnent votre capacité à réduire votre impact, à sécuriser votre activité et à renforcer votre crédibilité.

💡 Résumé de l’article

Les achats responsables ne sont plus une option, mais un levier prioritaire d'une stratégie RSE. La fonction achats représente en moyenne 50 % du chiffre d'affaires d'une entreprise et concentre l’essentiel des émissions indirectes de gaz à effet de serre (scope 3), qui pèse fréquemment entre 80 et 90 % de l'empreinte carbone totale. Prioriser ce poste permet donc d'agir là où l'impact est l’un des plus massifs. En adoptant une vision en coût global (TCO) plutôt qu'en simple prix d'acquisition, l'entreprise dépasse la logique budgétaire pour renforcer sa résilience et sa rentabilité. Cette démarche transforme les achats en un outil de pilotage stratégique qui sécurise la chaîne de valeur, anticipe les risques réglementaires et booste la marque employeur en apportant des preuves concrètes d'engagement.

Les achats comme principal levier de décarbonation 

La fonction achats représente en moyenne 50 % du chiffre d'affaires d'une entreprise et concentre l’essentiel des émissions indirectes de gaz à effet de serre (scope 3), qui pèse fréquemment entre 80 et 90 % de l'empreinte carbone totale. Prioriser les achats dans votre stratégie RSE revient donc à agir là où l’impact est l’un des plus significatifs.

Mesurer pour agir : le rôle clé du bilan carbone

Pour piloter efficacement ce levier, une étape structurante s’impose : mesurer. Le bilan carbone constitue à ce titre un outil fondamental. Il permet d’identifier les sources d’émissions de gaz à effet de serre tout au long de la chaîne de valeur et ainsi de poser les bases d’une stratégie efficace.

Explication des scopes 1, 2 et 3 dans le cadre d'un bilan carbone.

Comprendre l’enjeu du scope 3

Le scope 3 englobe les émissions liées aux biens et services achetés ainsi que celles générées en aval, lors de l’utilisation des produits et des services. En raison de la dispersion des émissions tout au long de la chaîne de valeur, le suivi de la collecte des données du scope 3 constitue un processus complexe. Elles dépendent en effet de nombreux acteurs externes (fournisseurs, partenaires, sous-traitants) souvent situés dans différentes localisations et elles concernent des processus souvent éloignés des opérations quotidiennes de l’entreprise et des équipes internes.

C'est une réalité comparable à un iceberg : la partie visible (scope 1 et 2) semble plus tangible et sous contrôle, tandis que la majeure partie des émissions (scope 3) reste cachée sous la surface. Pourtant, bien qu'il soit souvent moins visible, le scope 3 joue un rôle prépondérant dans l'empreinte carbone globale des entreprises. 

A ce propos, Aktio a interrogé Petit Forestier, spécialiste de la location de véhicules industriels, déployant ses activités dans 25 pays. L’implantation internationale et l’hétérogénéité des pratiques fournisseurs rendent la collecte de données fiables sur les émissions indirectes complexe.

Pour y répondre, l’entreprise mise sur la montée en compétences et le dialogue : formation des équipes achats, nomination de référents locaux et diffusion des bonnes pratiques. Elle s’appuie aussi sur une charte des achats responsables, signée par la majorité de ses fournisseurs clés et sur un dispositif d’évaluation intégrant des critères extra-financiers, dans une logique d’accompagnement plutôt que de sanction.

“L'intégration des critères extra-financiers dans l'évaluation des fournisseurs permet d’échanger avec eux sur les bonnes pratiques et ainsi de développer des actions en commun notamment en matière d'économie circulaire, de réduction de consommation d'énergie ou de recyclabilité.” Anne Tran, Directrice achats groupe de Petit Forestier.

La solution adoptée par Petit Forestier démontre qu'il est préférable de ne pas viser la perfection immédiate des données mais de s'engager dans une démarche d'amélioration continue. En privilégiant la transparence et en créant un réseau de fournisseurs engagés, l'entreprise transforme sa chaîne d'approvisionnement en un levier de résilience climatique.

Vous désirez en apprendre plus sur la démarche de décarbonation de Petit Forestier ? Téléchargez notre livre blanc “Les 10 actions pour une politique d’achats responsables efficace”.

Mesurer ses achats n’est donc pas qu’un simple calcul : c’est un acte stratégique qui doit orienter les choix futurs. L'enjeu est de taille car ce diagnostic permet de mettre en lumière les priorités d’action et de comprendre où se situent les plus grandes sources d'émissions et d’impact. Pour une entreprise, c’est l’occasion d'identifier les opportunités de transformation.

Les achats comme moteur de compétitivité durable

Contrairement aux idées reçues, les achats responsables ne se traduisent pas toujours par un surcoût. En adoptant une approche fondée sur le coût global de possession (Total Cost of Ownership), l’entreprise dépasse la seule logique du coût d’acquisition pour intégrer l’ensemble des impacts associés à un produit ou à un service tout au long de son cycle de vie.

💡Le TCO (Total Cost of Ownership) mesure le coût réel d’un achat, bien au-delà du prix affiché : il intègre les frais de maintenance, les coûts de non‑qualité, la gestion des déchets, l’impact sur l’image, etc. Dans une approche stratégique, ce KPI permet de démontrer qu’un produit durable et responsable génère souvent une économie sur son cycle de vie, à condition de considérer l’ensemble des coûts.

Cette vision permet de révéler des leviers d'optimisation souvent invisibles dans une comptabilité classique, comme par exemple :

  • Questionner vos besoins réels : en ajustant les volumes, les usages et les spécifications, l’acte d’achat devient un levier d’optimisation avec moins de gaspillage, une meilleure adéquation entre le produit et son usage, et une stimulation de l’innovation interne. Il ne s’agit plus d’acheter moins cher, mais d’acheter plus juste.
  • Sécuriser votre chaîne de valeur : s'appuyer sur un réseau de fournisseurs plus local et diversifié renforce la résilience face aux crises financières et climatiques. En limitant les dépendances géographiques lointaines, vous réduisez les risques de rupture tout en favorisant le développement économique de vos territoires.
  • Anticiper les risques réglementaires : l’intégration des enjeux de conformité, d’éthique et de responsabilité sociale dans le calcul du coût global permet d’identifier en amont les dépendances critiques et les zones de vulnérabilité. Dans un contexte de durcissement réglementaire (comme la CSRD), cette anticipation devient un avantage concurrentiel direct.

Avec cette approche, votre entreprise change profondément la nature de sa fonction achats. Celle-ci ne se limite plus à une logique de réduction des coûts à court terme, mais devient un véritable outil de pilotage stratégique, capable de concilier performance économique, maîtrise des risques et impact environnemental. Les achats responsables s’imposent ainsi comme un facteur clé de résilience, de sécurisation de la chaîne de valeur et de création de valeur durable. 

Pour en savoir plus, téléchargez notre livre blanc “Les 10 actions pour une politique d’achats responsables efficace”.

Les achats responsables comme levier d’influence et de crédibilité

Dans un contexte où les entreprises sont de plus en plus jugées sur leur impact environnemental et sociétal, les achats responsables deviennent un marqueur fort de crédibilité. Ils constituent un signal concret adressé à vos parties prenantes. Collaborateurs, clients, investisseurs et partenaires attendent désormais des preuves tangibles d’engagement.

 

Un aimant à talents : répondre à la quête de sens

Sur le plan de la marque employeur, cette cohérence est déterminante. Les talents recherchent des organisations alignées avec leurs convictions. Repenser votre manière d'acheter contribue à renforcer l’attractivité de votre entreprise, notamment auprès des talents sensibles aux enjeux de durabilité et à la quête de sens dans leur travail. 

En 2021, une enquête réalisée par l’institut CSA pour Linkedin et l’ADEME a révélé que 78 % des salariés préfèrent rejoindre une entreprise engagée pour la transition écologique à offres équivalentes. Preuve que les entreprises qui s’engagent séduisent de plus en plus de jeunes actifs !

La transparence comme gage de compétitivité

Sur le plan externe, la transparence devient un avantage compétitif. Publier votre politique d’achats responsables, formaliser une charte fournisseurs, intégrer des critères extra-financiers dans vos processus d’évaluation : autant d’éléments qui transforment votre discours en preuve. Vous ne déclarez plus vos engagements, vous les structurez. 

Cette transparence inspire confiance et crée de l’adhésion autour de votre démarche. Elle vous distingue sur un marché où la responsabilité devient un levier de compétitivité. Mettre à disposition sur votre site internet votre politique d'achats responsables, votre charte fournisseurs et votre code de déontologie des achats transforme la parole en preuve. Cela garantit une accessibilité et une référence communes pour toutes vos parties prenantes.

Conclusion

Prioriser vos achats dans votre stratégie RSE n’est pas une option secondaire : c’est un levier stratégique majeur. C’est d’abord agir là où se concentre l’essentiel de votre impact carbone. C’est ensuite renforcer votre compétitivité en adoptant une vision en coût global, en sécurisant votre chaîne de valeur et en anticipant les risques réglementaires. C’est enfin envoyer un signal clair à vos parties prenantes en alignant vos décisions opérationnelles avec vos engagements.

Les entreprises qui placent la fonction achats au cœur de leur stratégie ne se contentent pas de réduire leurs émissions. Elles transforment leur modèle, renforcent leur résilience et consolident leur crédibilité.

Vous voulez découvrir les 10 actions clés pour transformer vos achats, téléchargez notre nouveau livre blanc : “Les 10 actions pour une politique d’achats responsables efficace”.

Sources : 

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