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Numérique responsable : matériel reconditionné, mais pas que !

Si l’on considère généralement (et à bon droit) le digital comme un outil de la transition écologique, ses impacts sur l’environnement sont toutefois bien réels. Dans cet article, vous trouverez quelques conseils pour réduire votre empreinte carbone numérique !

Nous remercions notre partenaire Rzilient pour sa relecture et ses contributions à cet article 🙂

Quelle empreinte environnementale pour le numérique ?

L’empreinte carbone du numérique

🌍 A l’échelle mondiale

Selon le collectif GreenIT.fr, le numérique représenterait 3,8 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Bien que cette empreinte puisse paraître modeste comparée à d’autres secteurs, elle est pourtant loin d’être négligeable notamment si l’on prend en compte sa constante augmentation. 

En effet, le numérique est un secteur en pleine évolution et les technologies se multiplient au même titre que la consommation numérique augmente… Selon le Shift Project, ces émissions pourraient ainsi atteindre 7,5 % des émissions mondiales dès 2025 si la tendance actuelle se poursuit.
Part du numérique dans les émissions mondiales de gaz à effet de serre

Source : The Shift Project

Ventilation de l’empreinte carbone du numérique par type d’appareil

Source : “Déployer la sobriété numérique”, The Shift Project

En France

En France, selon une étude réalisée par l’ADEME et l’ARCEP en utilisant la méthodologie de l’Analyse du Cycle de Vie (ACV), le numérique représenterait 2,5% de l’empreinte carbone nationale (phases de fabrication et utilisation comprises). Cette part pourrait toutefois augmenter de +60% (!) d’ici 2040, soit 6,7% de l’empreinte nationale, si rien n’est fait pour la réduire.

La fabrication des terminaux concentrerait à elle seule 70% de l’empreinte carbone numérique en France. On comprend dès lors que l’un des principaux leviers de décarbonation doit être la limitation du nombre de terminaux tout comme l’allongement de leur durée de vie.

Au-delà du carbone : terres rares, déchets…

Les émissions de gaz à effet de serre ne constituent pas le seul indicateur environnemental. Au-delà de l’impact carbone, l’empreinte environnementale du numérique doit être abordée de manière globale en prenant en compte également les impacts générés tout au long du cycle de vie des équipements numériques :

  • Production - Les terres rares, l’eau et l’énergie primaire : l’exploitation des terres rares, nécessaires à la fabrication des terminaux, génère de nombreux impacts environnementaux et sanitaires. Leur extraction demande notamment une grande quantité d’eau et d’énergie ainsi que l’utilisation de produits chimiques souvent toxiques. Cet impact est d’autant plus important que ces matériaux sont majoritairement extraits dans des pays carbonés tels que la Chine (85%) ou les Etats-Unis.
  • Fin de vie - La gestion des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) : Selon le Ministère de la Transition Écologique, les DEEE augmenteraient de 2% par an en moyenne et moins de 40% de ces déchets seraient actuellement recyclés en Europe. Or, lorsque le recyclage est impossible, ces déchets sont souvent exportés à l’étranger dans des décharges à ciel ouvert avec des risques environnementaux et sanitaires importants pour les populations locales.

⚖️ Les équipements électriques et électroniques constituent une filière soumise à la responsabilité élargie du producteur (REP). Par conséquent, les producteurs des équipements doivent contribuer financièrement à leur gestion et mettre en œuvre un plan de prévention et d’éco-conception.

Quelques actions pour un numérique responsable

Réduire ses émissions grâce au numérique

En tant que vecteur d’innovation, le numérique est généralement considéré comme un outil au service de la transition écologique. En atteste la multiplication des solutions digitales visant à aider les acteurs sociétaux, et notamment les entreprises, dans leur transition bas-carbone.En effet, le numérique constitue un outil précieux car il permet notamment :

  • de quantifier les impacts d’une activité et donc de faire le bilan carbone d’une entreprise, point de départ essentiel à la mise en place d’un plan de réduction des émissions
  • de diminuer ou éviter les émissions via des solutions numériques.

Les exemples sont nombreux : collecte de données pour l’optimisation thermique des bâtiments, détection et mesure des pertes sur les réseaux, solutions de mobilité durable, etc. 

Toutefois, ces innovations génèrent aussi une augmentation de la consommation numérique et du trafic. A titre d’exemple, selon une étude du Haut Conseil pour le Climat (HCC), la 5G risquerait d’augmenter de 18% à 45% l’empreinte carbone numérique en France d’ici 2030. En effet, au-delà de la croissance de la consommation numérique, ces solutions nouvelles, bien que souvent plus efficaces sur le plan énergétique, nécessitent fréquemment un renouvellement important des terminaux pour s’y adapter. 

Il ne s’agit donc pas de considérer le numérique comme “bien” ou “mal” mais plutôt de mettre en place un usage raisonné pour limiter ces effets-rebonds. Selon les mots du Shift Project, “l’impact environnemental de la transition numérique devient gérable si elle est plus sobre.

Enfin, les changements d’usages permis par le numérique peuvent générer d’autres effets rebond : le temps gagné dans les transports grâce au télétravail peut être consacré à des loisirs… qui peuvent générer d’autres déplacements ! Le tableau ci-dessous présente quelques exemples d’innovation numériques qui, utilisées à bon escient, pourrait permettre de réduire nos émissions :

Source: Aktio

Gérer durablement son matériel sur toute sa durée de vie

Mettre en place une politique d’achat durable

Alors que la production des terminaux représente près de 70% de l’empreinte carbone du numérique, la mise en place d’une politique d’achat raisonnée constitue le point le plus important (et efficace) pour s’engager dans une démarche de sobriété numérique.

Préalablement à l’achat, nous vous encourageons ainsi à suivre les deux étapes suivantes:

  1. Si l’achat est nécessaire, privilégier des solutions durables :
  • l’achat de matériel reconditionné : de nombreuses entreprises proposent à la vente du matériel testé et remis en état par des professionnels. Ces appareils sont généralement parfaitement opérationnels ;
  • l’achat de matériel éco-conçu ou bénéficiant d’un indice de réparabilité élevé ;
  1. Dimensionner l’achat et sa performance au besoin : interrogez-vous précisément sur le besoin d’équipement et de performance en fonction de la personne qui sera amenée à l’utiliser et des tâches que cette personne aura à effectuer.

💡 Depuis un décret du 9 mars 2021, les acheteurs publics sont tenus d’acquérir au moins 20% d’équipements informatiques issus du réemploi ou de la réutilisation. Il est tout à fait possible qu’une telle réglementation soit également prochainement mise en œuvre pour les acteurs privés.

Entretenir ses équipements pour augmenter leur durée de vie

Gérer durablement ses équipements numériques, c’est aussi veiller à leur bon entretien pour retarder le plus possible leur fin de vie. Lorsqu’un équipement s’avère défectueux, n’envisagez sa mise au rebut que comme une solution de dernier recours et pensez d’abord à sa réparation. Plus durable, une telle approche s’avérera aussi moins coûteuse.

👉 Si vous recherchez un partenaire pour gérer durablement vos équipements, notre partenaire Rzilient saura vous éclairer !

Recycler le matériel usagé

Les équipements électriques et électroniques sont composés de matériaux qui peuvent parfois être récupérés et valorisés. La collecte des DEEE, le tri, le traitement sélectif et enfin la valorisation (quand elle est possible) sont des étapes obligatoires selon la réglementation.
Comme le stipule Audren de chez Rzilient , "Le détenteur de déchets électroniques mis sur le marché avant le 13 août 2005 est responsable de leur élimination". C'est donc à vous, entreprise utilisatrice, de réaliser le tri et de missionner un collecteur autorisé pour venir évacuer vos déchets vers un centre spécialisé.

En France, les règles varient pour les DEEE professionnels en fonction de leur date d'acquisition :

  • Si les produits ont été mis sur le marché avant le 13 août 2005, ce sont les entreprises détentrices qui sont responsables du traitement
  • S'ils ont été mis sur le marché après le 13 août 2005, ce sont les fabricants (producteurs) qui sont tenus de les collecter"

Les producteurs d’EEE étant soumis à la REP, ils doivent soit mettre en place un système individuel approuvé, soit confier les déchets à un éco-organisme agréé qui prendra en charge leur acheminement vers un centre de traitement.

💡 Pour les producteurs de DEEE, un seul système individuel a été approuvé à ce jour pour les DEEE. Les éco-organismes agréés sont Ecologic, Ecosystem et Soren (spécialisé dans les panneaux photovoltaïques).

Concrètement, il revient au producteur (le fabricant ou metteur sur le marché) des équipements de supporter la charge de l’enlèvement et du traitement des DEEE. Il doit ainsi proposer et financer une solution de reprise et de traitement à destination de ses clients détenteurs de DEEE (entreprises ou collectivités locales). Ces derniers ont ensuite la responsabilité de s’assurer que les déchets sont gérés dans les filières adéquates.

⚠️ Si l’équipement a été mis sur le marché avant le 13 décembre 2005, la responsabilité du traitement incombe au détenteur et non au producteur.

L’importance de la sobriété des usages

Pour les développeurs

L’éco-conception des services numériques a un rôle essentiel à jouer pour aller vers davantage de sobriété numérique. Dans ce but, le collectif GreenIT.fr a mis au point différents outils opérationnels pour faciliter la tâche aux développeurs. On y retrouve notamment :

  • Un référentiel de 115 bonnes pratiques qui constitue la référence dans le domaine des services numériques responsables ;
  • Une méthode d’évaluation et des outils d’analyse de la maturité, la performance et l’empreinte environnementales d’un service numérique ;
  • Une certification “écoconception web”.

⚖️ En application de la loi REEN (réduction de l’empreinte environnementale du numérique) de novembre 2021, un référentiel général d’éco-conception de service numérique sera rendu obligatoire à compter du 1er janvier 2024. Ce référentiel peut déjà être utilisé par les développeurs et utilisateurs de façon volontaire pour auditer la conformité de leur service numérique.

Pour les utilisateurs

Bien que l’impact soit plus limité, les entreprises ont tout intérêt à sensibiliser leurs salariés aux “bonnes pratiques” d’utilisation des équipements numériques :

  • prendre soin de son matériel pour le faire durer le plus longtemps (on a vu que 80% de l’impact était lors de la fabrication !)
  • privilégier les échanges audios aux échanges vidéos, ces derniers étant beaucoup plus consommateurs d’énergie
  • éteindre ses appareils quand ils ne sont pas utilisés
  • etc.
Volume de données par usage numérique

Source: The Shift Project / IEA

Le cloud, bon ou mauvais pour le climat ?

Le cloud a parfois mauvaise presse. Pourtant, le passage dans le cloud des serveurs des entreprises n’est pas nécessairement une mauvaise chose, en revanche il faut qu’il soit mené en ayant à l’esprit les enjeux environnementaux.

Le premier enjeu avec le cloud est - à nouveau - le risque d’effet rebond. Est-ce que les collaborateurs vont plus utiliser les services cloud que les services classiques ? Il y a un risque du fait de la disponibilité immédiate des services, potentiellement sur tous les appareils, car il n’y a plus besoin d’installation “en local”, plus de contraintes d’espace sur les disque dur, moins de contraintes de performance, etc. Il est donc important, pour des raisons de coût et d’environnement, de ne pas se “sur-équiper” en services cloud.

Ensuite, le passage des serveurs d’une entreprise dans le cloud peut avoir un impact positif, dès lors que les salles de serveurs sont ensuite désinstallées (et le matériel revendu ou donné, et non jeté !). En effet, le cloud apporte 3 avantages : 

  • Les équipements sont mutualisés dans les data centers. A service équivalent, il y a moins de serveurs qui sont utilisés !
  • La consommation d’énergie est optimisée : il s’agit d’un poste de coût majeur pour les spécialistes du cloud (OVH, AWS, Google Cloud, Microsoft Azure…), ils ont donc intérêt à gérer efficacement les opérations des serveurs, en particulier leur refroidissement. L’indicateur d’efficacité énergétique d’un data center (PUE en anglais : Power Usage Effectiveness) est meilleur dans les plus grands data center. Pour 10kWh d’électricité consommée par les serveurs, à peine 1kWh est nécessaire pour faire fonctionner l’ensemble du data center (refroidissement, sécurité…), soit un PUE et 1,1. Il peut monter à 1,5 ou 2 dans une salle de serveur non optimisée.
  • Les serveurs peuvent utiliser de l’électricité bas-carbone. Comme les serveurs n’ont pas besoin d’être dans le même pays que l’entreprise, autant les mettre dans un pays à l’électricité faiblement carbonée… comme la France ! 🐓🇫🇷Depuis début 2022, Google Cloud propose un service de mesure de l’empreinte carbone, et Google s’est engagé à ne plus émettre de gaz à effet de serre d’ici 2030 pour la consommation de ses serveurs, notamment en modulant la localisation et l’utilisation des services selon la disponibilité des énergies renouvelable, en temps réel. 
Bien utilisé, le cloud permet donc de bénéficier des investissements et des innovations d’acteurs spécialisés, qui ont progressivement pris conscience de l’empreinte de leurs activités.

Zoom sur notre partenaire Rzilient

  • Rzilient, en quelques mots

Rzilient est le partenaire de gestion iT nouvelle génération des petites et moyennes entreprises.
La plateforme SaaS de Rzilient permet une gestion de parc informatique automatisée, plus simple et plus durable pour toutes les entreprises au travers d’une offre triple : du pilotage de tous les sujets iT via une plateforme dédiée unique et personnalisée, à une fonctionnalité exclusive de maîtrise du budget et d’optimisation des dépenses liées à la gestion informatique, en passant par l’acquisition de matériel (disponible à l’achat ou en leasing) adapté aux besoins et profils des équipes.

  • Quels services proposez-vous ?

La gestion iT n’a jamais été aussi simple pour les professionnels en quête d’un service complet qui permet l’intégration des différents flux, données et démarches opérationnelles.

Parmi les nombreuses fonctionnalités centralisant l’infogérance des entreprises, celles d’onboarding et d’offboarding facilitent la gestion informatique quotidienne des ressources humaines. Des solutions de financement adaptées à tous besoins et budgets ont été mises en place : le leasing permet d’éviter les externalités négatives, et de rentrer dans l’économie de la circularité et de la fonctionnalité. La vision globale de l’inventaire de l’entreprise et de celui de Rzilient offre une agilité inégalée de recherche et de choix pour l’équipement des employés. Il est également possible de passer commande directement depuis la plateforme via à un espace dédié.

Ces procédures, inhérentes à l’offre de device-as-a-service fournie par Rzilient, sont désormais automatisées, facilitées et fluidifiées grâce à la gestion de parc à distance. Elles répondent aux enjeux d’organisation, de management et de sécurité de toute entreprise, publique ou privée, et permettent des gains d’argent, de temps, et de performance.

  • Quels sont les bénéfices économiques et environnementaux à passer par Rzilient ?

Les services clés en main proposés par Rzilient grâce à sa plateforme de gestion iT unique permettent aux PME de réaliser des économies, à la fois directes, en raison de l’acquisition de matériel plus économique — ce sont jusqu’à 30 % d’économies qui peuvent être réalisées sur le hardware grâce aux services de circularisation de matériel et de leasing — et indirectes grâce aux gains de temps que permettent la centralisation des sujets iT et la mise en place de solutions de maintenance prédictives pour éviter les lenteurs et incidents informatiques.

Les solutions de Rzilient sont pensées et appliquées pour
simplifier la transition numérique des entreprises, leur permettre de mettre en application les principes de Responsabilité Numérique en Entreprise, et de s’inscrire dans des dynamiques de sobriété numérique — moins de matériel neuf, un usage maîtrisé tout au long du cycle de vie et une circularisation des équipements informatiques.

Pour aller plus loin…